Samedi 24 mai 2008
Quelle colère remue la poussière des vieux arbres
courbés sous le courroux, enchassé animal
tremblant de terreur sous une nature de marbre
costume de laideur sorti de la malle.
Et voilà que ça grince au dessus de la tête
le toit qui s'évince dans la gorge de la tempête
les rosiers prosternés, les épines face à terre
le muret fragile aux pleurnicheuses pierres.
Et ça gronde! les nuages s'entrochoquent
le bleu en dégradé bave en grises loques
le soleil s'éclipse en mongolfière dégonflée
le panier lui, a du s'écraser...
Et moi à ma fenêtre, ne sachant plus
qui de mon coeur ou du monde est en vue
qui cogne si fort, ma tête ou dehors?
j'ai froid dedans à chacun de mes pores.
Et je rougis d'orages s'abattant sur mes songes
sur quelques lignes , consolantes éponges
à l'encre des cris que je retiens encore
comptant les cent pas que je fais au port.
Mais point de bâteau pour les horizons brunes
si ce n'est quelques radeaux à l'ombre de lune
furtives embarquations promises au flots profonds
improvisés cimetières pour quleques rouges poissons.
Et ça gronde dehors,et ça gronde dedans
j'ai froid au corps, j'ai froid au sang
à ma fenêtre ne sachant plus
à ma fenêtre ne cherchant plus...


Par milady Write - Publié dans : bout de nuage et talons hauts
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