Lundi 8 décembre 2008

y'a comme une vieille chanson

un air qui tourne pas rond

qui reprend sa musique

et les ruelles résonnent

il y a foule mais personne

quelques pas névrotiques

trainer mes talons, errer comme une ombre

sur souvenirs en décombre

comme un sombre fantome, un pauvre esprit pâli

qui ne croit plus au paradis


y'a comme un air sans fête

qui me prend à la tête

à la gorge, et hoquette

un craquement d'allumettes ,

un maudit trouble faits

qui se fait beau s'apprête

et qui danse à vos yeux comme une valse monotone

quand dans mon coeur il sonne

et qui flambe champ de ruines les adieux bien trop vite

un sentiment que l'on ne quitte


Bien sûr que j'aurais pu

sortir voir le monde

qui ne m'a pas attendu

certainement j'aurais du

ignorer toute cette ronde

qui ne me quitte plus

trainer mes talons, errer comme une ombre

comme l'ombre de mon ombre

m'habiller d'un peu d'or qui ferait croire encore

que ça brille dans le corps


et faire un peu semblant

sourire à des passants

leur dire que tout va bien

et comment va firmin

et la voisine fofolle

et comment va son chien?

me fondre dans le décor, croire que j'avance encore

Quand mon esprit recule

quand je reste acculée là devant l'monticule

des souvenirs pourtant morts.

des souvenirs pourtant morts


y'a comme une vielle chanson

un air qui tourne pas rond

qui reprend sa musique

et les ruelles résonnent

il y a foule mais personne

je crois plus au paradis

je crois plus au pâradis

depuis que t'es parti

Par milady Write - Publié dans : la boite à musique
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