y'a comme une vieille chanson
un air qui tourne pas rond
qui reprend sa musique
et les ruelles résonnent
il y a foule mais personne
quelques pas névrotiques
trainer mes talons, errer comme une ombre
sur souvenirs en décombre
comme un sombre fantome, un pauvre esprit pâli
qui ne croit plus au paradis
y'a comme un air sans fête
qui me prend à la tête
à la gorge, et hoquette
un craquement d'allumettes ,
un maudit trouble faits
qui se fait beau s'apprête
et qui danse à vos yeux comme une valse monotone
quand dans mon coeur il sonne
et qui flambe champ de ruines les adieux bien trop vite
un sentiment que l'on ne quitte
Bien sûr que j'aurais pu
sortir voir le monde
qui ne m'a pas attendu
certainement j'aurais du
ignorer toute cette ronde
qui ne me quitte plus
trainer mes talons, errer comme une ombre
comme l'ombre de mon ombre
m'habiller d'un peu d'or qui ferait croire encore
que ça brille dans le corps
et faire un peu semblant
sourire à des passants
leur dire que tout va bien
et comment va firmin
et la voisine fofolle
et comment va son chien?
me fondre dans le décor, croire que j'avance encore
Quand mon esprit recule
quand je reste acculée là devant l'monticule
des souvenirs pourtant morts.
des souvenirs pourtant morts
y'a comme une vielle chanson
un air qui tourne pas rond
qui reprend sa musique
et les ruelles résonnent
il y a foule mais personne
je crois plus au paradis
je crois plus au pâradis
depuis que t'es parti